Le Safran dans tous ses états

Choisir le bon terrain ]

On retrouve la majorité des plantations de safran dans les pays arides tels que la Tunisie ou le Maroc, mais il est aussi possible de cultiver le safran dans d’autres régions. Mes grands parents le cultivent dans la Touraine , en France. Dans de telles régions qui ne sont pas arides, il est possible de cultiver le safran sur un terrain souple et bien drainé. Pour cela, il faut choisir un terrain en dôme pour permettre de drainer l’humidité. Pour une consommation plus personnelle, la culture même être réalisée en jardinière sur un balcon !

Comment le planter ? ]

La plantation a lieu entre le 15 juillet et le 15 août. L’oignon de safran est planté tous les 10 cm et à 10 cm de profondeur. Les rangs doivent être positionnés à 40 cm d’écart. Les oignons vont très vite se multiplier c’est pourquoi il faut arracher les bulbes en trop tous les 2 ans. Une fois les oignons de safran plantés, les premières fleurs ne sortiront qu’en automne. Il faut noter que généralement, la récolte est plus productive la 2e année.













La récolte ]

La récolte se fait directement lorsque la fleur de safran sort et avant que les feuilles apparaissent. Les fleurs sortent au début du mois d’octobre, entre le 1er et le 20 octobre. On cueille les fleurs à la rosée dès qu’elles sont entièrement sorties de terre.

[ L'extraction des stigmates de la fleur ]

Le safran se trouve dans le stigmate de la fleur, on en retrouve environ trois par fleur. L’extraction du stigmate est l’étape la plus délicate car elle demande de la minutie et le safran étant très léger, peut facilement s’envoler. Une fois le stigmate retiré, on le laisse sécher bien au sec avant de le mettre en bocal pour le conserver. Les stigmates peuvent être conservés dans des bocaux en verre à température ambiante, dans un endroit sec et pendant plusieurs mois.


La dégustation ]

Le safran est un arôme et colorant puissants. Quelques stigmates suffisent à aromatiser ou colorer les plats. Une simple pincée dans l’eau de cuisson du riz suffit à le parfumer et le colorer. On pourra facilement l’accompagner d’un poisson blanc par exemple. Il peut aussi être ajouté aux soupes et aux sauces, selon les goûts de chacun. Et bien sur, cuisiné avec les traditionnelles coquilles Saint-Jacques, il n’y a rien de meilleur !



Commentaires